Depuis le 15 mai 2026, l’épidémie d’Ebola a repris en République démocratique du Congo. Le foyer de l’épidémie se situe plus précisément dans la province de l’Ituri, au nord-est du Congo. Cette province recense 90 % des cas confirmés.
Depuis le début de cette épidémie, on note les éléments suivants, mis à jour au 13/08/2026 :
4 566 cas confirmés
2 128 décès
Mais ce nombre ne cesse de s’accroître de jour en jour.
Quelques chiffres, concernant Kisangani :
Selon les médias locaux du 12/07/26, il y a eu :
– 4 cas confirmés
– 3 décès
– 40 cas suspects
– 129 cas contacts actifs, qui peuvent à leur tour contaminer d’autres personnes.
À ce jour, à Kisangani, quelques cas se sont déclarés : 4 cas confirmés et 3 décès.
On peut craindre une propagation de l’épidémie et une augmentation du nombre de personnes infectées.
La situation face à cette épidémie :
- Un manque de personnel
Le centre de traitement des épidémies de Niakunde, qui doit prendre en charge les malades, est en grande difficulté en raison d’un manque de personnel considérable : 1 médecin, 4 infirmiers et 2 hygiénistes pour l’ensemble du centre. On constate également un important manque de médicaments.
Depuis plusieurs mois, les professionnels médicaux et paramédicaux font face à un retard de paiement.
- L’absence de mesures de prévention et de moyens, ainsi que ses conséquences.
Aucune mesure barrière matérielle n’est apportée à la population, par manque de moyens : savon pour se laver les mains, gel hydroalcoolique, masques, etc. Ce contexte favorise à la fois les violences et la propagation de la maladie. Certains centres Ebola sont pris pour cible par des familles qui ne peuvent pas récupérer le corps de leurs proches pour les funérailles. Or, les défunts restent encore contagieux, le virus demeurant actif jusqu’à sept jours après le décès.
Ces violences entraînent, pour des raisons de sécurité, l’évacuation définitive du personnel humanitaire.
À ce jour, il n’existe aucun vaccin ni traitement contre le variant Bundibugyo du virus. Cependant, l’Organisation mondiale de la Santé indique avoir lancé, au mois de juillet, des essais cliniques.
Concernant l’orphelinat que nous soutenons, aucun cas n’a été détecté, ni auprès des enfants ni auprès des encadrants.
Sources :
